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CD & DVD SC253332

 

Mikhaïl Glinka

Intégrale des mélodies, vol. 1
< Ma harpe >


Extrait du livret
…par André Lischke

Bicentenaire de la naissance de Glinka

 

Tous les compositeurs russes, quasiment sans exception, ont écrit des romances, souvent en quantité importantes, et au total le corpus constituant la mélodie russe peut se comparer, par son importance pour l’histoire musicale de son pays, au lied allemand. Glinka “le père de la musique russe”», a pratiqué la romance tout au long de sa vie, avec des moments de production particulièrement intenses, entrecoupées de périodes consacrées à des œuvres de plus vaste envergure, dont ses deux opéras La Vie pour le tsar(1836) et Rouslan et Ludmila(1842). “Ma harpe” : ce titre de la première romance connue de Glinka, composée en 1824 (“C’est ma première expérience d’une œuvre avec texte“, précise-t-il sur l’autographe), peut s’étendre à toute la première période créatrice de sa vie, qui va jusqu’au début des années 1830, lorsqu’il entreprend son long voyage en Italie puis en Allemagne afin d’y acquérir toutes les techniques du métier de compositeur professionnel. Il serait pourtant inexact de ne voir dans la production de ces premières années que des essais de dilettante. Les premières romances de Glinka n’ont d’autre prétention que de plaire, de parler à une sensibilité immédiatement sollicitée par l’élégie naturelle de la mélodie…

 

…Qu’on ne s’étonne pas de trouver chez Glinka quelques chants dans d’autres langues que le russe, à savoir en français et en italien, ni de savoir que c’est le prince russe Golitzine qui a fait l’adaptation en français du texte du Baiser : la noblesse russe était couramment bilingue à cette époque et se targuait même de parler le russe avec un accent français! …

Mikhaïl Glinka

Intégrale des mélodies, vol. 1
< Ma harpe >

 

Alexeï Martynov, ténor
Alexeï Lubimov, pianoforte

Pianoforte Joseph Angst, Wien, 1826, restauré par Johannes Carda

1. Ma harpe – K. Bakhtourine
(1824)
1’16”
2. Ne me tente pas en vain
E. Baratynsky (1825) 1’18”

3. Pauvre chanteur – V. Joukovsky (1826) 2’54”
4. Consolation – V. Joukovsky
(1826) 4’30”

5. Ah, charmante jeune fille -
chant populaire (1826) 1’10”

6. La mémoire du coeur
K. Batiouchkov(1826) 3’06”

7. Je t’aime, répétais-tu
A. Rimsky-Korsak (1827) 2’19”

8. Amère, amère est ma vie de jeune fille – A. Rimsky-Korsak (1827) 2’29”
9. Dis-moi pourquoi – S. Golitsyne (1827) 2’20”
10. Pour un moment – S. Golitsyne (1827) 1’26”
11. Pourquoi, belle jeune fille
A. Delvig (1829) 3’52”

Neuf mélodies sur des textes italiens anonymes (1828)

12. Mi sento il cor trafiggere 2’27”
13. Ho perduto il mio tesoro 3’06”
14. Tu sei figlia 0’59”
15. Pur nel sonno 2’01”
16. Penso che questo istante 1’47”
17. Dovunque il guardo giro 2’01”
18. Piangendo ancora 2’04”
19. Mio ben ricordati 2’07”
20. O Dafni che di quest’anima 3’09”

Due canzonette italiane sur des textes anonymes (1828)

21. Ah, rammenta o bella Irene 1’22”
22. Alla cetra 3’12”


23. Déception – S. Golitsyne
(1828) 2’27”

24. Grand-père! me disaient une fois les jeunes filles – A. Delvig
(1829) 2’38”

25. Ne me chante pas, ma belle Chanson géorgienne – A. Pouchkine (1828) 1’30”
26. Oublierai-je – S. Golitsyne
(1829) 1’56”

27. Nuit d’automne – A. Rimsky-Korsak (1829) 1’45”
28. Ah, la nuit – A. Delvig (1829)
2’13”

29. La voix de l’autre monde
V. Joukovsky (1829) 5’27”

30. Il desiderio - F. Romani (1832) 4’10”
31. Le vainqueur - V. Joukovsky
(1832) 2’36”

Enregistré en octobre 1999 dans le salon du château du Tertre, à Sérigny dans l’Orne

Remerciements au comte Pierre Cheremetieff et à la Fondation M.P. Belaieff, Hamburg

Les artistes

 

Alexeï Martynov, ténor

Alexeï Lubimov , pianoforte

Johannes Carda, spécialiste du pianoforte d’Autriche, il a apporté en France sa passion pour les instruments anciens, en particulier les pianoforte, dont il est un des meilleurs spécialistes au monde. Grâce à ses magnifiques restaurations, le ministère de la culture lui a décerné le titre de “Maître d’art” pour qu’il transmette son savoir-faire aux plus jeunes, afin de sauvegarder le somptueux héritage des facteurs des XVIIIe et XIXe siècles. Le pianoforte utilisé est un Joseph Angst, élève de Schantz, à Vienne. Typiquement viennois, de forme Biedermeyer, plaqué en citronnier et frêne, il date de 1826.


 

Extraits de presse :

“...

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Les titres

 

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